Sophia

5/8/2007

Saint Bernard

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Sermons et extraits des écrits de saint Bernard

Bernard de Clairvaux (1090-1153)

Application symbolique de la parabole des trois mesures de farine

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DE LA CONSIDÉRATION (Livre V, chap. X) - (P. L., 182)

(Application symbolique de la parabole des trois mesures de farine, de l’évangile de saint Matthieu, au mystère de l’Incarnation.)

(801) 22. - Il y a plus : ces trois mesures de farine dont parle l’Évangile, mêlées et fermentées pour faire un seul pain, si quelqu’un disait qu’elles figurent les trois éléments (dont je viens de parler), il ferait un rapprochement qui, je crois, ne manquerait pas de justesse. Que cette femme les avait bien fait fermenter ensemble, puisque la séparation même de l’âme et du corps ne put séparer du Verbe ni l’âme, ni le corps 1 Jusque dans leur séparation cette unité demeura indivisible. En effet, la séparation qui se produisit entre deux de ces éléments ne put atteindre l’unité supérieure qui les unissait tous les trois. Soit que l’âme et le corps fussent unis, soit qu’ils fussent séparés, ils n’en subsistaient pas moins tous les trois dans l’unité de personne. Un seul Christ, une seule personne, Verbe, corps et âme, même pendant la mort de l’homme, continua de subsister. C’est dans le sein de la Vierge qu’eurent lieu, à mon avis, ce mélange et cette fermentation; voilà précisément la femme qui pétrit et fit fermenter ce pain. Ne pourrais-je, en effet, ajouter, non sans quelque raison, que le ferment fut la foi de Marie, bienheureuse d’avoir cru, puisque en elle furent accomplies les promesses du Seigneur’. Mais leur accomplissement n’eût pas été complet, si, conformément aux paroles du Seigneur, la masse n’avait tout entière et pour toujours subi l’action du ferment; ainsi, qu’il fût mort ou vivant, nous conservions dans son intégrité le médiateur entre Dieu et les hommes, Dieu et homme lui-même, le Christ Jésus.

23 Loin de nous ceux qui attribuent au Christ une chair étrangère à la nôtre, affirmant dans leur impiété que cette chair fut créée dans le sein de la Vierge et non prise de la Vierge elle-même 1 C’est en termes magnifiques que le Prophète avait, bien longtemps avant, repoussé cette assertion ou plutôt ce blasphème des impies : « Un rameau, disait-il, sortira de la racine de Jessé, et une fleur s’élèvera de cette même racine’. » Il aurait pu dire : une fleur s’élèvera de ce rameau; mais il a mieux aimé dire : de la racine., pour bien montrer que le rameau et la fleur avaient même -origine. La chair (du Christ) est donc tirée de celle-là même dont est née la Vierge; elle ne pouvait donc être directement créée dans le sein de la Vierge, puisqu’elle vient de la racine même.

17/7/2007

LA RECHERCHE DE DIEU

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Bernard de Clairvaux - LA RECHERCHE DE DIEU

Bernard de Clairvaux (1090-1153)

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