Sophia

31/7/2014

Corbin : Histoire de la philosophie islamique

Classé dans: — admin @ 10:37 am

Quelques lignes sont nécessaires pour expliquer l’intitulation et la structure de la présente étude, pour laquelle nous n’avions guère de devanciers qui nous aient frayé la voie.

1. Tout d’abord nous parlons de « philosophie islamique » et non pas, comme l’usage en prévalut longtemps depuis le Moyen Age, de « philosophie arabe ». Le prophète de l’Islam était, certes, un Arabe d’Arabie; l’arabe littéral est la langue de la Révélation qorânique, la langue liturgique de la Prière, la langue et l’outil conceptuel qui furent utilisés par des Arabes comme par des non-Arabes, pour édifier l’une des littératures les plus abondantes du monde, celle où s’exprime la culture islamique. Cependant, le sens des désignations ethniques évolue avec les siècles. De nos jours le terme « arabe » réfère, dans l’usage courant comme dans l’usage officiel, à un concept ethnique, national et politique précis, avec lequel ne coïncident ni le concept religieux « Islam » ni les limites de son univers. Les peuples arabes ou arabisés ne sont même qu’une fraction minoritaire dans la totalité du monde islamique. L’oecuménicité du concept religieux « Islam » ne peut être ni transférée ni restreinte aux limites d’un concept ethnique ou national, profane. C’est une évidence qui va de soi pour quiconque a vécu en pays d’Islam non arabe.
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19/8/2011

Denis Gril: DU VOYAGE

Classé dans: — admin @ 12:46 pm

Selon Ibn ’Arabî, le propre du voyage (safar, pl. asfâr) est d’aboutir à un résultat ou un effet (natîja, pl. natâ’ij). On aurait pu aussi traduire natâ’ij par «fruits», d’une part pour souligner le caractère positif du résultat, d’autre part parce que ce terme évoque, par sa racine, l’idée de parturition. Le voyage doit donc porter ses fruits spirituels, indiqués à la fin de chaque chapitre. Cette nécessité se trouve inscrite dans la racine du mot safar qui comporte également le sens de dévoilement (isfâr), ce qui permet au titre de jouer à la fois sur le sens et l’assonance. Un adage cité aussi bien dans le K. al-isfâr (§ 17) que dans les Futuhât l’explicite: «Le voyage est appelé ainsi parce qu’il dévoile (yusfiru) les caractères des hommes». Quand il s’agit d’une femme, le dévoilement (sufûr) se double, par ce qu’il comporte d’inhabituel, de l’idée d’un danger dont il faut se garder et annonce la relation ambivalente de l’occultation et de la mise à jour (§ 17). Pour toutes ces raisons le voyage se distingue du simple cheminement initiatique (sulûk): «Tout voyageur est cheminant (sâlik), mais tout cheminant n’est pas voyageur». Un passage du Coran, annoncé dans l’envoi de ce livre mais non commenté par la suite, assimile très clairement le voyage à la quête et à la recherche de son «fruit» qui est la science. Il associe par ailleurs le voyage à la fatigue et donc à l’épreuve, ce que l’on retrouve dans d’autres passages. Par contre, dans le chapitre des Futûhât sur «la station du voyage», il se trouve assimilé à la pérégrination (siyâha). Celle-ci en constitue l’un des fondements coraniques puisque pérégrins et pérégrines sont mentionnés dans le Coran. La définition de la siyâha : «Parcourir la terre pour pratiquer la méditation (i’tibâr) et se rapprocher de Dieu» souligne l’un des principaux objectifs du voyage. La méditation sur les signes manifestes de la puissance divine et les merveilles de la création conduit les voyageurs, par transposition, vers la signification intérieure de ces signes. Leur vision n’est-elle pas le but du modèle suprême pour l’humanité, le Voyage nocturne du Prophète: «Gloire à Celui qui a fait voyager de nuit Son serviteur depuis la Mosquée sacrée jusqu’à la Mosquée la plus éloignée pour lui faire voir certains de nos signes» (Coran 17: 1)? (more…)

13/8/2007

HÂFIZ - extraits

Classé dans: — admin @ 1:48 am

Chams-od-Dîn Mohammad, connu sous le nom de Hâfiz (« celui qui sait par cœur le Coran ») naquit à Chirâz où il fit d’excellentes études et subit l’influence de plusieurs intellectuels, notamment d’un derviche auquel il doit peut-être certains aspects de son génie : dans ses vers il évoque parfois le souvenir de ces personnages. Il devint professeur d’exégèse coranique.

En 1368, il réunit ses poésies en un recueil (dîvân) ; alors sa renommée passa les limites de la province de Fârs et plusieurs princes lui offrirent l’hospitalité ; mais il ne quitta Chirâz que pour quelques voyages, par exemple à Mèched, en pèlerinage au tombeau de l’imâm Rizâ (Hâfiz était chiite). Il ne se plaisait qu’en sa ville natale dont il a célébré les agréments. Il mourut en 1389. Sa tombe est toujours visitée pieusement. Les Iraniens le considèrent comme leur plus grand poète lyrique. Dédaignant le panégyrique et autres poèmes pompeux, il est le maître incontesté du ghazal, chantant l’amour, le vin, la nature et aussi l’énigme de notre destinée. Tous ces thèmes sont idéalisés par Hâfiz, mais on ne peut savoir au juste si son inspiration est mystique ou profane ; cette incertitude, l’harmonie musicale de son style et de sa langue font le charme indéfinissable de sa poésie, mais aussi l’extrême difficulté — pour ne point dire l’impossibilité — d’une traduction précise.

Après sa mort, un de ses amis, Mohammed Golandâm, rassembla les poésies composées depuis 1368. Les manuscrits présentent de nombreuses divergences dans les textes et dans l’ordre des poèmes — ce qui augmente les problèmes soulevés par la pensée de Hâfiz.

Anthologie persane (XI-XIX siècles)
Henri Massé
Payot, Paris, 1950

HÂFIZ

Ansari (Abdallah Ançâri)

Classé dans: — admin @ 12:13 am

Le cheikh Abou Ismaïl Abdallah ben Abi Mançour Mohammad se disait d’origine arabe et descendant du fameux Abou Ayyoub el-Ançâri (compagnon de Mahomet). Il naquit à Hérat en 1006, mourut en 1088. C’est l’un des plus anciens mystiques persans. De ses ouvrages, les uns en arabe, les autres en persan, le plus célèbre est le recueil persan des Monâdjât (Prières), plusieurs fois imprimé ; la sincérité des pensées s’y pare d’un style harmonieusement assonance. Il dédia sa Nacîhat (Admonition) au célèbre vizir Nizâm-ol-Molk. Outre d’autres ouvrages mystiques et plusieurs quatrains, il fut l’auteur d’une rédaction en prose de Joseph et Zalîhra, légende précédemment traitée en vers par Firdousi. (Cf. p. 69).

Anthologie persane (XI-XIX siècles)
Henri Massé
Payot, Paris, 1950

Ansari (Abdallah Ançâri) - Prières et admonitions.

Ghazâli

Classé dans: — admin @ 12:10 am

Abou-Hâmid Mohammad al Ghazâli, d’un des penseurs les plus originaux et des meilleurs prosateurs de l’Islam, à la fois en arabe et en persan, surnommé Hojjat-ol-Islâm (l’argument décisif de l’Islam) naquit près de Tous, en Khorasan (comme Firdousi et Nizâm-ol-Molk), en 1058. Il poursuivit ses études à Nichâpour sous la direction du célèbre docteur Imâm-ol-Hara-maïn; en 1091, le Ministre Nizâm-ol-Molk le nomma professeur de jurisprudence à l’Université Nizâmiya de Bagdad; en 1095, après une crise de conscience, conséquence de ses méditations philosophiques et mystiques, il abandonna l’enseignement pour mener la vie ascétique ; durant une dizaine d’années, changeant plusieurs fois de résidence, il composa son ouvrage capital Ihyâ Oloum-ed-Dîn {La rénovation des sciences religieuses) et d’autres ouvrages importants. En 1105, il accepta une chaire à l’Université de Nichâpour mais ne tarda pas à se retirer dans sa ville natale où il se contenta de diriger quelques disciples. Il mourut en 1111. L’influence de ce grand homme est encore considérable à juste titre. Sa Kîmiyâ-yè-sa’adat (l’Alchimie de la béatitude) est un abrégé simplifié, en langue persane, de son Ihyd, écrit en arabe, à l’usage des théologiens.

Anthologie persane (XI-XIX siècles)
Henri Massé
Payot, Paris, 1950

Ghazâli

12/8/2007

Al Hujwiri (HODJVÎRI)

Classé dans: — admin @ 7:41 pm

Abou’l-Hasan Ali naquit à la fin du Xe siècle à Hodjvîr, faubourg de Ghazna. L’on ne connaît guère sa biographie que par les quelques renseignements qu’il fournit. Il devint l’élève de plusieurs éminents docteurs en çoufisme et fit de nombreux voyages en pays d’Islam avant de se fixer à Lahore et d’y terminer sa vie entre 1072 et 1077.

Il dit avoir composé un recueil de poésies et une huitaine d’ouvrages sur la mystique — le plus important, Kaschf-ol Mahdjoub (Dévoilement des choses cachées) compte parmi les textes fondamentaux du çoufisme.

Il comprend : introduction sur le caractère et la signification de cette doctrine ; notices sur les çoufis et leurs écoles ; dogmes et pratiques, vocabulaire spécial du çouflsme (trad. en anglais par R. Nicholson, Gibb Mémorial Séries, vol. XVII).

Anthologie persane (XI-XIX siècles)
Henri Massé
Payot, Paris, 1950

Al Hujwiri (HODJVÎRI)

Avicenne - Extraits

Classé dans: — admin @ 7:33 pm

Ibn Sînâ (nom transformé en Aven Sînâ dans les traductions hébraïques, puis en Avicenne dans les traductions latines) compte parmi les nombreux Iraniens rattachés à la littérature arabe parce qu’ils écrivirent leurs plus importants ouvrages en cette langue. Il naquit aux environs de Bokhara (980) et passa sa jeunesse dans l’étude. D’une intelligence surprenante, il acquit presque en se jouant la connaissance des sciences alors connues. Mais la lecture qu’il fit des œuvres du philosophe arabe al-Farabi, vers l’âge de 17 ans, décida de son activité intellectuelle, désormais partagée entre médecine et philosophie. A la même époque, il guérit d’une maladie le prince samanide Nouh ben Mançour — ce qui décida de sa fortune — et se mit à écrire. Résidant successivement à la cour des princes de Djordjân, de Reyy, de Hamadhân et d’Ispahan, il fut deux fois vizir. Son existence agitée ne l’empêcha point de composer une série d’œuvres, dont certaines (rédigées en arabe) — le Qânoun fî’t-tibb, encyclopédie médicale, et le Kitâb as-Chifâ, encyclopédie philosophique comprenant les sciences exactes et les sciences sociales — sont des monuments de l’esprit humain, à la fois par la vigueur de la pensée et par la ferme netteté du style. Avec l’iranien Bîrouni, Avicenne se tient au point culminant du moyen âge islamique, le premier par ses talents d’observateur méthodique, le second par son extraordinaire capacité de raisonnement et de composition. L’influence médicale d’Avicenne se fit sentir en occident jusqu’au XVIIe siècle ; l’orient la subit encore. En métaphysique, il tenta d’accommoder la théologie musulmane avec la métaphysique d’Aristote à laquelle s’ajoutent des éléments néoplatoniciens ; sa théorie de l’âme le conduisit à la mystique — non doctrine de renoncement dictée par le cœur, comme plus tard celle de Ghazali, mais doctrine d’illumination intérieure due à la raison, donc de caractère néoplatonicien ; cette mystique lui inspira un poème et plusieurs opuscules arabes fort remarquables.

En langue persane, on lui attribue plusieurs robâ’î — forme littéraire très favorable à la concentration de sa pensée. D’autre part, dans les dernières années de sa vie, résidant à la cour de Alâ-od-Dowla, prince bouïde d’Ispahan, il écrivit sur son ordre un résumé persan de sa philosophie : Hekmat-è-Alâï ou Daneschnâmè-yè Alâï (La philosophie à Alâ), édité à Téhéran, dont l’extrait suivant définit le contenu. Au cours d’une expédition que le prince bouïde mena contre Hamadhan, Avicenne tomba malade et fut inhumé dans cette ville (1037). Le temps a respecté le tombeau de ce grand homme.

Anthologie persane (XI-XIX siècles)
Henri Massé
Payot, Paris, 1950

Avicenne - Extraits

ROUDAKI - POÉSIE LYRIQUE

Classé dans: — admin @ 5:19 pm

Né aux environs de Samarcande, il est chronologiquement le premier grand poète lyrique de langue persane (ses devanciers s’échelonnent sur un demi-siècle). Devenu poète officiel de l’émir samanide Naçr, il vécut à sa cour de Bokhara ; aveugle et disgracié, il revint à son village natal (près de Roudak) et mourut en 940. D’après les fragments de ses oeuvres et les-témoignages. des auteurs, il montra son talent surtout dans le panégyrique (le plus ancien genre poétique dont les exemples aient subsisté) et dans le Xhazal. Il excelle aussi dans la poésie bachique, sait dépeindre la nature en quelques traits et concentrer une sentence en un seul vers.

Anthologie persane (XI-XIX siècles)
Henri Massé
Payot, Paris, 1950

Roudaki

Nasir-e Khosraw - extraits philosophiques

Classé dans: — admin @ 4:28 pm

Né en 1003 dans la région de Balkh, il acquit promptement de vastes connaissances et devint fonctionnaire. En 1045, à la suite d’un songe, il abandonna la vie mondaine, s’acquitta du pèlerinage à La Mecque, puis se rendit en Egypte où régnait la dynastie des Fâtimides qui avait imposé les doctrines de l’ismaélisme. Nacir, converti à cette forme extrême du chiisme, fut chargé de la répandre dans son pays — ce qu’il fit avec ardeur ; poursuivi par la police des sultans Seldjukides orthodoxes, il se réfugia dans les montagnes du pays de Badakhchân où il composa ses plus importants ouvrages avant d’y mourir (vers 1060) ; la secte qu’il y avait fondée compte encore des adeptes.

Il est le poète-philosophe de l’Iran. De ses nombreux ouvrages, ceux qui nous sont parvenus semblent souvent tronqués ou altérés. Dans ses poésies lyriques et dans ses deux poèmes didactiques : Rouchanâi-nâmè (Livre des clartés) et Saâdat-nàmè (Livre de la félicité), la forme et l’expression laissent parfois à désirer, mais l’abondance et la profondeur des idées méritent une étude attentive. Il en est de même pour ses traités en prose : Zâd-ol-mosâfirîn (Le viatique des voyageurs), encyclopédie philosophique ; Wadjh-è dîn (L’essence de la doctrine), introduction à l’ismaïlisme. Son ouvrage le plus connu est son Safar-nâmè (Récit de voyage), riche en précieux renseignements, rédigé dans un style simple.

Anthologie persane (XI-XIX siècles)
Henri Massé
Payot, Paris, 1950

Nasir-e Khosraw (NÂCIR-È HrOSROW)
Nasir-e Khosraw (philosophie)

17/7/2007

KHAYYAM (HrAYYÂM)

Classé dans: — admin @ 3:34 am

Anthologie Persane (XI-XIX siècles). Dir. Henri Massé. Payot, 1950.

Universellement connu comme auteur de robâ’î sous le nom de Khayyam, il s’appelait Omar ben Ibrahim al-Hrayyâmi ; d’où son tahralloç : Hrayyâm qui signifierait : « fabricant de tentes », peut-être en souvenir d’un de ses aïeux. Né à Nichapour ou aux environs, il se distingua de bonne heure par ses capacités dans les sciences exactes. En 1074, il fut un des savants que Malik-Chah, le grand sultan seldjoukide, chargea de réformer le calendrier. Outre les mathématiques et l’astronomie, il avait étudié philosophie, jurisprudence, histoire et autres sciences. Il mourut en 1132. L’historien Rachîd-od-Dîn rapporte qu’il fut condisciple et ami du ministre Nizâm ol Molk (cf p. 126) et de Hassan Çabbâh, le grand maître des Assassins ; mais cette affirmation ne semble pas compatible avec la chronologie. Ses célèbres robâ’î (nommés improprement quatrains, cf. p. 7) posent un problème d’authenticité sans doute insoluble (cf. E. I., III, p. 1054-55). Cependant il semble qu’on puisse rejeter tous les robâ’î mystiques pour retenir ceux qui présentent un caractère nettement pessimiste ou qui conseillent de cueillir dès à présent les roses de la vie; ainsi leurnombre, de 464 (éd. ettrad. J.-B. Nicolas, Paris, 1867) se réduit à 121 (éd. Christensen, Critical studies in the Rubâ’iyât, Copenhague, 1927) ou à 178 (éd. Foroughi-Ghani, Téhéran, 1321/1943). Naguère encore, au jugement des Iraniens, la valeur scientifique de Hrayyâm l’emportait le plus souvent sur son génie poétique. Avec une concision saisissante, il sait exprimer l’angoisse causée par la brièveté de la vie et notre impuissance à comprendre l’énigme de l’univers.
Les trois traductions exactes des Quatrains en langue française sont celles de J.-B. Nicolas (prosaïque), Claude Anet et Mohammed Qazwini (plus littéraire), Etessam Zadeh (Téhéran, 1931, en vers).
Traités scientifiques. — L’algèbre d’Omer Alkhayyami, publiée, traduite par F. Woepke. (Sur ces traités : E. I., III, p. 1054.)
On lui attribue le Naurouz-nâmè (éd. Téhéran, 1933 ; analysé et partiellement traduit par H. Massé, Annales de l’Institut d’études orientales de l’Université d’Alger, t. III, 1937, p. 238-257).
La traduction des robâ’î suivants est inédite.

Sanâï.

SANÂÏ

Classé dans: — admin @ 3:33 am

Anthologie Persane. (XI-XIX siècles). Dir. Henri Massé. Payot, 1950.

Né à Ghazna (ou à Balkh) c’est le plus ancien des trois grands auteurs iraniens de longs poèmes mystiques (les deux autres étant Attâr et Roumi). On sait qu’il vécut à la cour de Bahram-châh (1118-1157), l’un des derniers sultans Ghaznévides qu’il célébra dans ses vers. Puis, ayant noué des relations avec les mystiques, il étudia le çouflsme et se.mit à composer des poèmes riches de pensée : son recueil de poésies lyriques (dîvân), ses sept longs poèmes (masnavi) dans lesquels l’exposé doctrinal est complété par des anecdotes et paraboles. Le plus connu de ses poèmes, le Clos de la Vérité (Hadiqat-ol-haqîqa) — à peu près 11.000 vers — est de caractère plus moral que mystique. On peut regretter que, dans son œuvre, l’expression ne soit pas toujours à la hauteur de l’idée. La date approximative de sa mort varie selon les biographes (de 1131 à 1181).

Éditions : Dîvân (Téhéran 1274) ; The First Book of ihe Hadiqatu’l-Haqîqat (Bibli. Indica, Calcutta, 1911).

Sanâï.

Arberry - Le Soufisme - LES ASCÈTES

Classé dans: — admin @ 3:23 am

Arberry, A.J., Le Soufisme. Les Ascètes. Les Cahiers du Sud, 1952.

A. J. Arberry - LES ASCÈTES

Images of Islam

Classé dans: — admin @ 2:50 am

Vincit Omnia Veritas II,126
Images of Islam
Frithjof Schuon
Initially published in Christianity/Islam: Essays on Esoteric Ecumenicism,
World Wisdom Books (March, 1985)

Islam burst forth in the form of an epic: now, a heroic history is written with the sword, and in a religious context the sword assumes a sacred function; combat becomes an ordeal. The genesis of a religion amounts to the creation of a relatively new moral and spiritual type; in Islam, this type consists in the equilibrium — paradoxical from the Christian point of view — between contemplativeness and combativeness, and then between holy poverty and hallowed sexuality. The Arab — and the man Arabized by Islam — has, so to speak, four poles, namely the desert, the sword, woman and religion. For the contemplative, the four poles become inward: the desert, the sword and woman become so many states or functions of the soul.

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Martin Lings - La vie du Prophète Mohammed

Classé dans: — admin @ 2:36 am

La vie du Prophète Mohammed

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