Sophia

20/11/2008

La Philosophie

Classé dans: — admin @ 11:37 pm

Bonne pour des « jeunes », mais indigne des tâches adultes!…

— « c’est ce que tu reconnaîtras, à condition de t’orienter vers de plus hauts objets, renonçant désormais à la philosophie. La philosophie en effet a certainement, Socrate, son agrément, à condition qu’on s’y applique, avec modération, dans la jeunesse; mais si l’on y passe plus de temps qu’il ne faut, cela est ruineux pour un homme.

Supposons en effet que, füt-il doué d’un excellent naturel, il se soit adonné à la philosophie au-delà même de la jeunesse, forcément le résultat aura été qu’il n’a plus aucune expérience de tout ce dont l’expérience est indispensable quand on veut devenir un homme accompli et bien considéré. C’est un fait que le philosophe perd toute expérience, — des lois qui sont celles de la cité, — du langage dont il faut user dans les conventions, aussi bien privées que publiques, que comportent les relations humaines, — des plaisirs comme des passion des hommes; bref, il perd d’une façon générale toute expérience de la manière de vivre. Aussi lorsqu’il en vient à quelque affaire pratique, d’ordre privé ou d’ordre public, prête-t-il à rire à ses dépens… C’est en effet le cas de -dire avec Euripide : ce en quoi « chacun brille, c’est aussi vers quoi il se hâte, consacrant à cela la plus grande partie de sa journée, et où il peut lui arriver d’être supérieur à lui-même ». Mais l’occupation dans laquelle il ne vaut pas cher, de celle-là il s’éloigne, il la critique injurieusement; tandis qu’il fait l’éloge de l’autre, convaincu que par ces bonnes dispositions de sa part, il fait ainsi son propre éloge.

Le parti le plus correct est, je pense, de participer à l’un comme à l’autre de ces deux genres d’occupation. D’une part, il est beau de participer à la philosophie pour autant qu’on le fait en vue de la culture, et il n’y a rien de déshonorant pour un adolescent à s’occuper de philosophie. Mais si d’un autre côté, quand déjà avancé en âge, on continue à philosopher, cela devient, Socrate, un emploi de son temps qui mérite la risée…

Si en effet c’est chez un jeune, chez un adolescent, que je vois la philosophie, j’en suis charmé, cela me semble bienséant, et j’estime qu’il y a de la liberté dans ce tempérament d’homme, tandis que cette liberté «st, à mon sens, absente du jeune homme qui ne s’occupe pas de philosophie, lequel jamais ne se jugera lui-même capable de s’employer à rien de beau, ni de noble. Mais quand c’est justement un homme d’âge que je vois faire encore de la philosophie et n’avoir pas rompu avec elle, cet homme-là, Socrate, me semble avoir dorénavant besoin de verges. Car, voilà ce que naguère je disais, c’est le fait de cet homme-là, füt-il doué d’un excellent naturel, de finir par ne pas se comporter en homme, de fuir comme il le fait le centre de la cité et ces places sur lesquelles, comme dit le poète, « se font remarquer les hommes »!…

Crois-m’en plutôt, mon cher, mets un terme à tes chicaneries, exerce-toi à la belle musique des actes, exerce-toi à ce qui te donnera le moyen de passer pour un homme de sens, abandonnant à d’autres ces finesses, soit qu’il faille les traiter de bavardages, ou que ce soit des balivernes, dont le fruit est que tu logeras dans une demeure vide; jaloux d’imiter, non pas des gens qui chicanent sur ces riens, mais ceux qui ont moyens d’existence, réputation et une foule d’autres biens. »

Platon, Gorgias, 484 c-486 d.

Florent Gaboriau nous propose aussi lire la réplique de Socrate dans le même dialogue. Apparemment, la modération de son interlocuteur n’est-elle pas la « sagesse » même? une sagesse très courante…

Le sage devant les embarras de la vie corporelle.

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Sa faim de posséder la vérité (et le pressentiment extraordinaire qui en résulte)

« Il se peut bien qu’il existe une sorte de sentier qui nous conduise, si dans la recherche nous accompagne cette pensée : aussi longtemps nous aurons notre corps, aussi longtemps notre âme sera pétrie avec pareille malfaisance, jamais nous ne posséderons comme il faut l’objet que nous désirons; et nous déclarons que c’est la vérité.

Le corps, en effet, occupe de mille façons notre activité à propos de l’obligation de l’entretenir; sans compter que si des maladies surviennent, elles sont des entraves à notre chasse au réel. D’un autre côté voici des amours, des désirs, des craintes, des simulacres de toute sorte, des billevesées sans nombre : de tout cela il nous emplit si bien que, à parler franchement, il ne fait naître en nous la pensée réelle de rien. En effet, guerres, dissensions, batailles, rien d’autre ne nous vaut tout cela que le corps et ses désirs; car c’est à cause de la possession des richesses que se produisent toutes les guerres, et, si nous sommes obligés de posséder des richesses, c’est à cause du corps, esclaves prêts à le servir!

C’est de lui encore que, à cause de tout cela, procède notre paresse à philosopher; mais ce qui est le comble absolument, nous arrive-t-il même d’avoir, de sa part, quelque répit et de nous tourner vers l’examen réfléchi de quelque question, alors tombant à son tour inopinément en plein dans nos recherches, il y produit tumulte et perturbation, nous étourdissant au point de nous rendre incapables d’apercevoir le vrai. Eh bien! c’est au contraire pour nous chose prouvée que, si nous devons jamais avoir une pure connaissance de quoi que ce soit, il faut nous séparer de lui, et avec l’âme en elle-même, contempler les choses en elles-mêmes. C’est à ce moment, semble-t-il, que nous appartiendra ce que nous désirons, ce dont nous déclarons être amoureux : la pensée, c’est-à-dire, tel est le sens de l’argument, quand nous aurons trépassé, mais non quand nous vivons!

S’il n’est pas possible, en effet, de rien connaître de façon pure, avec le concours du corps, de deux choses l’une : ou bien d’aucune manière il ne nous est possible d’acquérir la connaissance, ou bien ce l’est pour nous une fois trépassés; car c’est alors que l’âme existera en elle-même et par elle-même, à part du corps, mais non point auparavant!

En outre, pendant que nous vivons, le moyen, semble-t-il, d’être le plus près de la connaissance, c’est d’avoir le moins possible commerce avec le corps, pas davantage de nous associer à lui à moins de radicale nécessité, pas davantage de nous laisser contaminer par la nature de celui-ci, mais au contraire de nous en purifier, jusqu’au jour où la Divinité en personne nous aura déliés. Ainsi nous voilà purs, séparés de la folie du corps, appelés alors, — c’est probable — à être en société avec des réalités analogues, et c’est par nous tout seuls que nous connaîtrons ce-qui-est-sans-mélange… Voilà, je crois, quelle sorte de langage tiendraient entre’eux nécessairement les amis-du-savoir, au sens droit du terme, quelle serait nécessairement leur croyance. Ne penses-tu pas de même? »

Platon, (Socrate), Phédon, 66-67b.

Les philosophes : Beaux parleurs ?… ou vrais penseurs ?

Classé dans: — admin @ 11:29 pm

— Socrate : La poésie est donc une éloquence publique?

— Calliclès : Évidemment!

— Socrate : Elle serait donc une éloquence publique ressortissant à l’art oratoire; n’est-ce pas une œuvre d’orateurs que les poètes, à ton avis, font dans les théâtres?

— Calliclès : C’est bien mon avis.

— Socrate : Nous avons donc à présent découvert un art oratoire, qui s’adresse à un public susceptible de comprendre, tout ensemble, des enfants, des femmes, des nommes, des esclaves aussi bien que des hommes libres : un art oratoire que nous n’aimons guère, car il est, affirmons-nous, une sorte de flatterie.

— Calliclès : Hé! absolument.

— Socrate : Eh bien! Et cet art oratoire qui s’adresse au peuple d’Athènes et aux autres, à ceux des autres cités, peuples d’hommes libres, que peut-il bien être à nos yeux? Est-ce que, à ton avis, les orateurs parlent dans tous les cas en ayant égard à ce qui vaut le mieux, se proposant comme but de rendre, grâce à leurs discours à eux, les citoyens les meilleurs possible? Ou bien, est-ce que, eux aussi, entreprenant de «-faire plaisir aux citoyens, portés par le souci de leur intérêt personnel à se peu soucier de l’intérêt commun, ils ont avec le peuple les mêmes façons de faire qu’avec des enfants, s’efforçant uniquement de lui faire , plaisir, sans se préoccuper aucunement de savoir si, par cette méthode, ils le rendront en vérité meilleur ou pire? »

— Calliclès : Ce n’est pas une question simple que tu me poses : il y en a, en effet, parmi les orateurs, qui en disant ce qu’ils disent s’inquiètent de leurs concitoyens et il y en a d’autres qui sont tels que tu les peins.

Platon, Gorgias, 502 d.

Ainsi parlait… Calliclès !

Classé dans: — admin @ 11:27 pm

De la Volonté de puissance (Justification sophiste — et nietzschéenne — de la force, considérée comme « nature »…).

— Calliclès : Qu’entends-tu par avoir de l’autorité sur soi-même?

— Socrate : Je n’entends rien de compliqué, mais quelque chose comme cette autorité sur ses propres plaisirs et ses propres passions, qui, aux yeux de la foule, caractérise un homme sage ayant la maîtrise de soi.

— Calliclès : Que tu me plais, Socrate! Ces sages dont tu parles, ce sont les imbéciles!

— Socrate : Comment, en effet, ne serait-ce pas eux? Il n’y aurait personne pour ne pas reconnaître que c’est des imbéciles que je parle!

— Calliclès : Eh oui! personne, Socrate, personne absolument! Car comment serait-on heureux quand on est esclave de qui que ce soit? Mais ce qui selon la nature est beau et juste, c’est ce que j’ai la franchise de te dire à présent : que celui qui veut vivre droitement sa vie doit, d’une part laisser les passions qui sont les siennes être les plus grandes possible, et ne point les mutiler; être capable, d’autre part, de mettre au service de ces passions qui sont aussi grandes que possible, les forces de son énergie et de son intelligence; bref, donner à chaque désir qui pourra lui venir la plénitude des satisfactions.

Mais c’est, je pense, ce qui n’est pas possible à la plupart des hommes. Voilà pourquoi ils blâment les gens de cette trempe. La honte les pousse dissimuler leur propre impuissance. Ils disent donc de la licence que c’est une vilaine chose, réduisant en esclavage, tout ainsi que je le disais précédemment, les hommes qui selon la nature valent davantage, et, impuissants eux-mêmes à procurer à leurs plaisirs un plein assouvissement ils vantent la sage modération et la justice : effet de leur manque de virilité!

… ces beaux dehors et ces conventions humaines qui sont en opposition avec la nature, ce n’est que du verbiage et cela n’a aucune valeur! »

Platon, Gorgias, 491 d - 492 d.

Démythologiser Platon ?

Classé dans: — admin @ 11:18 pm

« Parmi les questions préjudicielles que doit nécessairement résoudre quiconque veut pénétrer un peu avant dans la philosophie de Platon se trouve au premier rang celle de la valeur des mythes. Il est certain que Platon a souvent présenté ses doctrines sous forme poétique ou allégorique. Il s’est complu dans la fiction, et il n’est presque pas de dialogue où l’on ne puisse, en cherchant bien, découvrir des mythes plus ou moins développés. Il semble que ce soit surtout sur les questions essentielles, celles de Dieu, de l’âme, de la vie future, que le philosophe ait pris plaisir à présenter sa pensée sous la forme la plus opposée à sa méthode ordinaire qui est la dialectique. Certains dialogues, tels que le Timée, le plus considérable à la fois par l’étendue et l’importance des questions qu’il traite, puisqu’il s’agit de la formation du monde, de l’origine des dieux et des âmes, paraissent mythiques d’un bout à l’autre. Que faut-il penser de cette intervention perpétuelle de l’imagination dans l’exposé des doctrines platoniciennes? Doit-on rejeter impitoyablement et considérer comme étranger à la philosophie de Platon ce qui est présenté sous forme poétique ou paraît entaché de mythologie? Peut-on, au contraire, admettre que les mythes renferment au moins une part de vérité et que, à certains égards, et dans une mesure qui reste à déterminer, ils font partie intégrante de la philosophie platonicienne?

(more…)

1/11/2008

Prat: Histoire de l’éclectisme alexandrin, considéré dans sa lutte avec le christianisme

Classé dans: — admin @ 7:20 pm

Histoire de l’éclectisme alexandrin, considéré dans sa lutte avec le christianisme - Jean Marie Prat

TABLE DES LIVRES ET DES CHAPITRES

CONTENUS DANS LE PREMIER VOLUME.

LIVRE PREMIER.

DEPUIS LA NAISSANCE DU CHRISTIANISME JUSQU’A L’ÉTABLISSEMENT DE L’ECOLE DE PLOTIN A ROME, EN 244.

I. État de la philosophie en Egypte, à la naissance du christianisme

II. Jésus-Christ.—Prédication des apôtres.—Mouvements des sectes philosophiques

III. Le gnosticisme enfanté par la philosophie.—Simon—Ménandre—Cérinthe

IV. Le philosophisme organise une attaque générale contre la religion chrétienne

V. Autres gnostiques : Saturnin — Basilide — Carpocrate — Epiphane — Valentin réfutés par saint Irénée

VI. Docteurs chrétiens : Castor - Agrippa — Quadratus — Aristide — Justin

VII. Marc-Aurèle persécute les chrétiens. — Celse écrit contre eux. — Martyre de saint Justin

VIII. Docteurs chrétiens : Tatien — Bardesane — Athénagore — Méliton — Saint Théophile — Hermias

IX. Ecole chrétienne d’Alexandrie : Athénagore — Saint Pantamus — Clément d’Alexandrie

X. Nouvelles tentatives du philosophisme contre la religion chrétienne.—Coterie de Julia Domna.—Docteurs chrétiens : Tertullien — Origène — Héraclas — Ammonius Saccas

LIVRE SECOND.

DEPUIS L’ETABLISSEMENT DE L’ECOLE DE PLOTIN A ROME, EN 244, JUSQU’A LA MORT DE PORPHYRE, VERS L’AN 305.

I. Système théologico-philosophique des éclectiques alexandrins

II. Plotin à Rome. — Olympius à Alexandrie. — Docteurs chrétiens : Saint Denys — Piérius — Anatole — Origène

III. Commencements de Porphyre.—Dernières années de Plotin — Sa mort — Ses qualités

IV. Écrits et doctrines de Plotin

V. Porphyre succède à Plotin.—Son plan d’attaque contre le christianisme. — Son influence sur toute la secte. — Ses écrits

VI. Dioclétien persécute les chrétiens, tandis que le philosophe Hiérocles les outrage dans ses écrits. — Docteurs chrétiens : Lactance — Eusèbe

VII. Mort de Porphyre — Esprit et qualités de ce philosophe

LIVRE TROISIÈME.

DEPUIS LA MORT DE PORPHYRE, VERS L’AN 305, JUSQU’A L’AVÈNEMENT DE JULIEN AU TRÔNE, EN 361.

I. Constantin monte sur le trône. — L’Éclectisme se transforme en société secrète. — Jamblique de Chalcide.

II. Doctrine de Jamblique

III. Eusèbe et Lactance écrivent contre le paganisme philosophique

IV. Des éclectiques accourent à Nicée où ils sont confondus. Sopater va défendre l’Éclectisme à la cour de Constantinople. — Sa mort

V. Les éclectiques, plus surveillés par l’autorité civile, se réfugient dans l’Asie-Mineure, où ils vivent sous la direction d’Aedésius, leur coryphée

VI. Commencements de Julien. — Ce prince va continuer ses études dans l’Asie-Mineure, où il fait connaissance avec les principaux éclectiques

VII. Ces philosophes gagnent Julienj à leur parti

VIII. Hypocrisie de Julien. — Ce prince à Athènes. — État des écoles de cette ville

IX. Julien, créé César, est envoyé dans les Gaules où il prend le titre d’Auguste

27/10/2008

Bovet: Le dieu de Platon d’après l’ordre chronologique des Dialogues

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Le dieu de Platon d’après l’ordre chronologique des Dialogues- Pierre Bovet

TABLE DES MATIÈRES

INTRODUCTION

I. Le problème

II. La méthode

III. L’ordre chronologique des dialogues

IV. L’évolution de la pensée de Platon

Période socratique — Dialogues des idées — Réforme de la théorie des idées — Résumé

QUESTIONS PRÉLIMINAIRES

1. L’ésotérisme de Platon

2. L’interprétation des mythes

PREMIÈRE PARTIE

LA PLACE DE DIEU DANS LA PHILOSOPHIE DE PLATON D’APRÈS LES DIALOGUES DES IDEES

Chap. I. La philosophie de Platon d’après ces dialogues

II. La conception de Dieu d’après ces dialogues

III. Dieu dans cette philosophie

Quelle place Dieu occupe-t-il par rapport aux idées ?

1. Dieu est l’idée suprême

2. Dieu est au-dessus des idées

3. Dieu est au-dessous des idées

4. Dieu est à côté des idées

Dieu ne tient aucune place dans la théorie des idées.

Appendice : Dieu dans les philosophies antérieures

Ioniens — Pythagore — Xénophane — Eléates — Heraclite — Empédocle — Atomistes — Anaxagore — Sophistes — Socrate — Socratiques — Résumé

SECONDE PARTIE

LA PLACE DE DIEU DANS LA PHILOSOPHIE DE PLATON D’APRÈS LES DERNIERS DIALOGUES

Chap. I. La philosophie de Platon d’après ces diabogues

II. Dieu dans cette philosophie

III. Les doctrines théologiques

Dieu et les dieux — Dieu et les âmes — Dieu et les choses — Panthéisme — Manichéisme — Emanatisme — Résumé

Conclusion

Passages de Platon cités ou mentionnés

Simon: Du commentaire de Proclus sur le Timée de Platon

Classé dans: — admin @ 10:16 pm

Du commentaire de Proclus sur le Timée de Platon- Jules Simon

TABLE DES MATIÈRES.

PREMIÈRE PARTIE.

Chapitre. I. Les Égyptiens.

Orphée.

Homère et Hésiode.

Chapitre II. École Ionienne.

Pythagore et les Pythagoriciens.

Timée de Locres.

Philolaüs.

Ocellus Lucanus.

Archytas de Tarente, Zenon d’Élee, Anaxágoras, Empédocle.

Heraclite.

Parménide.

Les Sophistes, Socrate.

Chapitre III. Platon.

Xénocrate et les Platoniciens.

Chapitrb IV. Aristote.

Les Peripatéticiens.

Théophraste.

Eudème, Aristoxène, Straton.

Épicure.

Etirymaque.

Les Stoïciens.

Philonides, Proclus Mallotes, Panœtius , Posidonius.

Chrysippe.

Chapitre V. Liste des commentateurs Alexandrins du Tïmée.

Plutarque de Chéronée.

Ptolémée.

Atticus.

Numenius.

Aristander, Sévérus, Harpocration.

Albinus, et Caïus le Platonicien.

Les Théurges.

Julien le Théurge.

Chapitre VI. Plotin.

Longin.

Origène.

Chapitre VII. Porphyre.

Chapitre VIII. Jamblique.

Chapitre IX. Théodore d’Asiné.

Amélius.

Sévérus.

Syrianus.

SECONDE PARTIE.

Liste des autres ouvrages de Proclus qui se trouvent cités dans celui-ci.

Résume succinct du Timée.

L’époque du Dialogue; les interlocuteurs.

Opinion de Proclus sur le but de la République ; — sur la femme; — sur la transmission de père en fils des qualités de l’âme; — sur Homère.

Remarques sur le mot atopos.

Opinion de Proclus sur le sens de l’épisode de l’Atlantide.

Digression sur la prière.

to aei on, to aei gignomenon

De la connaissance et de ses objets.

Éternité du monde.

Nécessité d’une cause première ; distinction entre l’auteur et le père du monde. Trinité de Proclus.

De l’origine et de la nature du mal.

Les quatre élémens des corps ; leur essence. Rapport des élémens entre eux.

Pourquoi Platon a prétendu que quand les deux extrêmes sont des solides, ils ne peuvent être unis en proportion que par deux moyens, et non par un seul.

De la forme sphérique du monde.

Des trois élémens qui entrent dans la composition de l’âme.

Lois de l’harmonie musicale.

Astronomie.

Immobilité de la terre au centre du monde.

Discours du demiourgos aux dieux inférieurs.

Action de Dieu sur le monde moral ; sa justice. — heimarmein.

Métempsychose.

Conclusion.

Index.

Tissandier: Examen critique de la psychologie de Platon

Classé dans: — admin @ 8:58 pm

Examen critique de la psychologie de Platon- Jean Baptiste Tissandier

TABLE

INTRODUCTION.

Chapitre I. — De ta méthode psychologique. — Division des facultés. — De la sensibilité. — De son rôle dans la pensée. — La sensation n’est point représentative ; de plus elle est individuelle ; de là son impuissance à fonder la science, qui ne peut avoir que le général pour objet.

Chapitre II. — Des différentes divisions de la pensée humaine. — Opinion vraie.—Science. — Intelligence. — Parallèle de Platon et d’Aristote sur la nature des Universaux.— Germe de Réalisme dans Platon. —> De l’idée ; de son origine ; de sa valeur objective. — De ses rapports 1° avec Dieu, 2° avec l’opinion vraie, 3° avec les choses.

Chapitre III- — De la Dialectique, de ses avantages et de ses inconvénients. — Critique générale du système intellectuel de Platon. — Idéalisme et Mysticisme.

Chapitre IV. — Théorie de la sensibilité morale. — Ses caractères. — Son origine. — Ses rapports avec les autres facultés. — Sa fin. — Rapprochements entre la doctrine de Platon et celles de Leibnitz, Malebranche.

Chapitre V. — Théorie de la volonté. — De ses rapports avec la seu-sibilité et avec la raison. — Du libre arbitre étudié en lui-même et dans ses conditions extérieures. — Le prétendu fatalisme de Platon n’est autre chose que le complément naturel et nécessaire de toute étude psychologique. — Son hygiène morale en fait le précurseur des idées modernes les plus avancées.

Chapitre VI. Des principaux caractères de l’âme. — Unité, identité, simplicité, spontanéité. — Destinée de l’âme dans une autre vie, ou de son immortalité. — Résumé général de la Psychologie de Platon. — De ses conséquences.

Matinée: Platon et Plotin: étude sur deux théories philosophiques

Classé dans: — admin @ 8:56 pm

Platon et Plotin: étude sur deux théories philosophiques - Auguste Matinée

TABLE DES MATIÈRES

Introduction

CHAPITRE PREMIER - Platon devant la critique contemporaine

Dialectique et théorie des idées. — Un passage de M. Cousin. — Opinion de M. J. Simon. — Le Dieu de Parménide. — Opinions de MM. P. Janet, Th. H. Martin et Fouillée

CHAPITRE II - Platon et Plotin

La méthode chez Plotin produit de la doctrine. — Caractère du philosophe. — Critique de son enseignement sur la conscience, l’intelligence et l’amour. — Mysticisme alexandrin et mysticisme chrétien. — Origine de la théorie des hypostases. — L’Être-Un démontré par Platon dans le Parménide. — Procédés habituels de Plotin : postulats et analogie. — La nécessité de Vidée démontrée dans le Parménide. — Confusion des genres dans les Ennéades

CHAPITRE III - Accord de la dialectique et de la théologie dans Platon

Examen critique des passages cités par M. Cousin dans son Traité du vrai, du beau et du bien, — La théologie platonicienne complément nécessaire de la dialectique. — La dialectique garant du monothéisme de Platon. — Doctrine du philosophe touchant l’âme du monde et les âmes des dieux de l’Olympe

Dupuis: Le nombre géométrique de Platon

Classé dans: — admin @ 8:38 pm

Le nombre géométrique de Platon - Jean Dupuis

TABLE DES MATIÈRES

I. — Introduction

II. — Texte du lieu. — Opinion de Victor Cousin

III. — Interprétation des termes scientifiques du lieu

IV. — Traduction littérale et commentaire

V. — Justification de la leçon promekei de

VI. —Résumé du problème. — Paraphrase d’Aristote

VII. — Raisons qui ont pu déterminer Platon à choisir le nombre 76 myriades

VIII. — Opinions de Schleiermacher et du Dr Fréd. Haltsch sur le problème

IX. — Platon a-t-il cherché à être obscur?

X. — Conclusion

I. Ouvrages et mémoires à consulter pour l’histoire du problème

II. — Connaissances positives que révèle l’énigme mathématique de Platon

III.—Points nouveaux de la présente interprétation

Chaignet: De la psychologie de Platon

Classé dans: — admin @ 8:31 pm

De la psychologie de Platon - Anthelme Édouard Chaignet

TABLE DES MATIÈRES

Préambule

Première Partie. — Doctrine métaphysique de Platon sur l’âme

Ch. I. Résumé de la métaphysique de Platon. L’âme de l’univers

Ch. II. De la formation de l’âme du monde

Ch. III. De l’âme humaine.

§ I. Distinction de l’âme et du corps

§ II. Distinction du principe pensant qui est proprement l’âme, et du principe vital. Rapports de l’âme et du corps

§ III. Origine de l’âme

§ IV. De l’immortalité de l’âme

Deuxième Partie. — Doctrine psychologique ou analyse des facultés de l’âme.

Ch. I. De la méthode qu’a suivie Platon dans l’analyse psychologique et la classification des diverses facultés

Ch. II. La sensation considérée comme principe de phénomènes de connaissance. La Croyance. L’Imagination. La Mémoire. Des erreurs commises par ces facultés

Ch. III. La sensation considérée comme principe de phénomènes de sensibilité

Ch. IV. Des faits moraux de l’âme. — L’amour du Beau. L’Amour et l’Amitié

Ch. V. Des faits moraux de l’âme. — Du Bien et des Vertus

Ch. VI. Des faits moraux de l’âme. — Libre arbitre. Origine du mal. Vices et faiblesses de l’âme

Ch. VII. Facultés de l’entendement et de la raison pure

Troisième Partie. — Rapports de la psychologie de Platon à toutes les parties de sa philosophie

Conclusion

17/7/2007

PROCLUS, EXPOSITION DE SA DOCTRINE.

Classé dans: — admin @ 9:49 pm

Héritier de la philosophie grecque tout entière, et devenu maître, par un travail opiniâtre, de tout son héritage, Proclus a légué à son siècle et aux âges suivants une doctrine complète et arrêtée, qui est en même temps le dernier mot du platonisme, et un immense répertoire des opinions de tous les philosophes. Comparer son système aux doctrines antérieures de la philosophie grecque, montrer ce qu’il leur emprunte, comment il le modifie, et ce qu’il y ajoute; signaler ce qu’il renferme de vrai, apprécier sa part dans l’oeuvre commune de la science; ce serait une tâche magnifique, et un travail d’autant plus utile, que Proclus est peut-être de tous les philosophes celui que les historiens de la philosophie ont le plus négligé, ou le plus dédaigné. Je n’ai point voulu m’imposer une tâche trop au-dessus de mes forces ; je n’essaierai, ni de comparer Proclus à ses devanciers, ni de juger sa valeur absolue ; j’essaierai seulement d’exposer sa doctrine, et de reconstruire l’édifice dont il a laissé, je le crois, tous les matériaux, quoique dans un désordre qui ne permet pas de les apercevoir d’un coup d’œil. Je n’ai d’autre ambition que celle d’être exact, je n’ose pas dire complet; et je prends courage en songeant que la première, et peut-être la seule qualité qui soit ici nécessaire, c’est la patience.

Des nombreux écrits de Proclus qui nous sont parvenus, aucun n’est consacré à exposer l’ensemble de sa doctrine : seulement la Théologie selon Platon contient, sous forme symbolique, la Théodicée de l’auteur presque tout entière ; et dans les Éléments de théologie, les théorèmes sont disposés à peu près dans l’ordre où l’on a besoin de les rencontrer, pour reconstruire le système. Ce sera donc en réunissant des passages divers, en les comparant et en les discutant, que nous établirons toute la suite de la philosophie de Proclus : méthode périlleuse sans doute mais par laquelle Proclus lui-même a cru retrouver avec certitude la doctrine de Platon ; et qui n’aura pas ici, je l’espère, de graves inconvénients, parce que les textes sont aussi nombreux qu’explicites.

PROCLUS, EXPOSITION DE SA DOCTRINE.

Bréhier - Plotin

Classé dans: — admin @ 3:19 am

Extrait de l’Histoire de la philosophie

Disponible chez Les classiques des sciences sociales

LIRE ICI

10/7/2007

La production des êtres à partir de l’Un se fait à travers une hiérarchie

Classé dans: — admin @ 4:59 pm

Traité VII (trad. Bréhier)

S’il y a des êtres après le Premier, il est nécessaire ou bien qu’ils viennent immédiatement de lui, ou bien qu’ils s’y ramènent par des intermédiaires, et qu’ils aient le second ou le troisième rang, le second se ramenant au premier et le troisième au second. Il faut, que, en avant de toutes choses, il y ait une chose simple et différente de toutes celles qui viennent après elle ; elle est en elle-même et ne se mélange pas avec celles qui la suivent et en revanche elle peut être présente d’une autre manière aux autres choses. Elle est vraiment l’Un ; elle n’est pas une autre chose et ensuite un ; il y est même faux de dire d’elle : l’Un ; « elle n’est pas objet de discours ni de science » ; et on dit qu’elle est « au delà de l’essence». S’il n’y avait pas une chose simple, étrangère à tout accident et à toute composition et réellement une, il n’y aurait pas de principe; et parce qu’elle est simple et la première de toutes, elle se sullit à elle-même ; car ce qui suit a besoin de ce qui précède ; ce qui n’est pas simple a besoin des termes simples, dont il doit être composé. Une telle chose doit être unique ; car si elle avait sa pareille, les deux ne feraient qu’un. Il ne s’agit pas en effet de deux corps, dont l’un serait le corps primitif ; un corps n’est pas un être simple, il est engendré, et n’est pas principe. Le principe n’est pas engendré : et parce qu’il n’est pas corporel, mais réellement un, il est ce Premier dont nous parlons.

Donc s’il y a un être après le Premier, ce n’est plus un être simple ; c’est une unité multiple. D’où vient-elle ? Du Premier ; car s’il y avait rencontre de hasard [entre les termes multiples], il ne serait pas le principe de toutes choses. Comment donc vient-elle du Premier ? Si le Premier est un être parfait et le plus parfait de tous, s’il en est de même de la puissance première, il doit être le plus puissant de tous les êtres, et les autres puissances doivent l’imiter autant qu’elles peuvent. Or, dès qu’un être arrive à son point de perfection, nous voyons qu’il engendre ; il ne supporte pas de rester en lui-même : mais il produit un autre être ; et ceci est vrai non seulement des êtres qui ont une volonté réfléchie, mais encore de ceux qui végètent sans volonté, ou des êtres inanimés qui communiquent tout ce qu’ils peuvent de leur être. Par exemple le feu réchauffe ; la neige refroidit ; le poison agit sur un autre être ; enfin toutes les choses, autant qu’elles peuvent, imitent le principe en éternité et en bonté. Comment donc l’être le plus parfait et le Bien premier resterait-il immobile en lui-même ? Serait-ce par envie ? Serait-ce par impuissance, lui qui est la puissance de toutes choses ? Et comment alors serait-il encore le principe ? Il faut donc que quelque chose vienne de lui, puisque les êtres tiennent de lui le pouvoir d’en faire exister d’autres (car c’est nécessairement de lui qu’ils le tiennent). Le principe générateur doit être le plus vénérable ; mais l’être engendré immédiatement après lui est supérieur à tous les autres.

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