Sophia

20/8/2011

Relier la pensée de Leopardi à l’ancienne gnose

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Extrait de Massimo Cacciari, “Platonisme et Gnose - Fragment sur Simone Weil”

Une trame dense de références semble relier la pensée de Leopardi à l’ancienne gnose, comme «inaugurant» un problème destiné à prendre une très grande importance dans la culture contemporaine. (more…)

19/8/2011

Charles Mopsik: Le couple originel et l’unique primordial dans les religions du monde

Classé dans: — admin @ 12:28 pm

Le motif du couple primitif se rencontre dans de nombreuses religions à travers le monde, mais il occupe souvent la place d’une divinité suprême passée à l’arrière-plan. Néanmoins, ce couple n’est lui-même que la projection ou la conséquence d’une séparation survenue au sein de cette divinité suprême considérée comme androgyne. La bisexualité divine est en effet un phénomène des plus répandus à travers le monde. Et même des divinités masculines ou féminines par excellence sont communément regardées comme étant androgynes1. Ce schéma général de la croyance en l’existence d’un être suprême primordial et androgyne auquel succède un premier couple, dont les membres peuvent être aussi bien deux frères, un frère et une sœur, le Ciel et la Terre, le Soleil et la Lune, etc., est lui-même le paradigme d’une l’humanité primitive dont le ou les premiers représentants possèdent également les deux sexes. (more…)

25/5/2010

Ernst Cassirer et la notion de forme symbolique

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Essai de Jean Lassègue.

Cassirer, dans Substance et Fonction, en 1910, tente de constituer une épistémologie des sciences exactes et des sciences de la nature qui prendrait en compte les résultats actuels de ces sciences. C’était un projet qui se plaçait encore dans la lignée de la Critique de la Raison Pure de Kant : il s’agissait de déterminer les conditions transcendantales d’objectivité de la science. Le problème qui se pose est celui de la place que l’on accorde à la science dans le cadre de l’expérience humaine en général : or la science apparaît comme une activité extrêmement limitée qui ne fait pas le tour de l’expérience humaine. On comprend que ce soit à partir de Substance et Fonction qu’un tel problème se pose ; dans le livre en effet, Cassirer distingue deux paradigmes en science : le premier est le paradigme aristotélicien : la science manipule des concept génériques et les concepts dérivent des genres inscrits dans la Nature ; le deuxième est la paradigme galiléen : la science est une reconstruction fonctionnelle de type structural : les concepts sont d’essence mathématique et relient des éléments par des lois d’engendrement. C’est le deuxième paradigme qui apparaît à Cassirer comme le plus fécond. La science vit par une mathématisation continue qui recompose l’intégralité du réel, comme Leibniz l’a montré (et Cassirer avait écrit sa thèse sur Leibniz, dédiée à Hermann Cohen). La conséquence est que le cur des systèmes philosophiques est composé des concepts scientifiques qu’ils intègrent. A partir de Substance et Fonction, le point de vue de Cassirer va s’éloigner de cette position néo-kantienne et on peut avancer une hypothèse à ce changement de cap. J’aurais tendance à croire que Cassirer s’est trouvé confronté au même problème que celui auquel Husserl sera confronté dans la Crise des sciences européennes et la phénoménologie transcendantale (1935) quand il montre que la science moderne de Galilée occulte son propre fondement qui se trouve dans ce que Husserl appelle le “monde de la vie". Dans le cas de Cassirer, l’opposition entre les deux paradigmes, l’un de nature substantielle avec Aristote et l’autre de nature fonctionnelle avec le monde moderne à partir de Galilée, fait surgir un problème analogue :

« Au lieu de se borner à rechercher sous quelles conditions générales l’homme peut connaître le monde, il devenait nécessaire de délimiter mutuellement les principales formes suivant lesquelles il peut le “comprendre” […]. » (La Philosophie des Formes Symboliques, tome 1, p. 7)

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17/7/2007

René Daumal

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René Daumal (1908-1944)

La légende de Faust

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FAUST (JEAN).—Comme inventeur de l’imprimerie et comme ayant publié et répandu en Europe les premières éditions de la Bible, Jean Faust mérite d’être mentionné dans le Dictionnaire de littérature religieuse. Son nom appartient d’ailleurs à la poésie des légendaires, et a été popularisé parle drame allégorique de Goethe.

A l’époque où nous vivons, il est permis encore de douter si l’invention de l’imprimerie fut pour l’humanité un bienfait ou un fléau : toujours est-il que par le moyen de cet art, l’arbre de la science du bien et du mal secoua ses feuilles sur le monde, et a déjà fait goûter aux nations ses fruits les plus amers. C’est donc avec une grande raison que la tradition populaire des légendes, toujours si vraie dans ses symboles et si poétique dans ses allégories, a supposé qu’en la personne de Faust l’orgueil humain avait fait alliance avec l’esprit superbe qui nie Dieu.

Dans la légende de Faust écrite par Widmann, que nous donnerons à la suite de cet article, il n’est pas parlé de l’imprimerie, mais on en décrit les effets dans les conditions du pacte que fait Faust avec Méphistophélès : ainsi le démon s’engage à prendre toutes les formes et à obéir au docteur, même les formes du génie, même celles de la beauté; il s’engage à venir quand on l’appellera, à aller ou on l’enverra; or n’est-ce pas tout ce que peut faire l’esprit du mal au moyen de l’imprimerie? Au moyen de cette alliance, l’esprit de l’homme peut évoquer les morts de leur tombe, et vivre dans la société des anciens, comme nous voyons dans la légende que Faust évoqua le fantôme de la belle Hélène et vécut avec elle dans les liens d’un fantastique et criminel amour. Cette explication jette une lumière nouvelle sur la légende de Faust, qu’on ne relira pas ici sans intérêt, et qu’on peut regarder comme une des plus belles fictions du génie, populaire qui préside aux allégories merveilleuses et aux fantastiques légendes.

Dictionnaire de littérature chrétienne

FAUST

René Daumal - Pour approcher l’art poétique hindou

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Pour approcher l’art poétique hindou

RABELAIS ET L’ALCHIMIE

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RABELAIS ET L’ALCHIMIE

PIC DE LA MIRANDOLE ET L’ « HEPTAPLUS »

Classé dans: — admin @ 3:29 am

PIC DE LA MIRANDOLE ET L’ « HEPTAPLUS »

LE COSMOS DE BAUDELAIRE

Classé dans: — admin @ 3:28 am

Les Cahiers d’Hermès I. Dir. Rolland de Renéville. La Colombe, 1947.
LE COSMOS DE BAUDELAIRE
Paul Arnold

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